A l'occasion des prochains scrutins municipaux et cantonaux, la question de la parité hommes/femmes en politique a de nouveau resurgit en 2008.
La loi du 31 janvier 2007 tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives s’appliquera pour la première fois aux élections de mars prochain. Elle exige une stricte alternance sur les listes entre les hommes et les femmes, ainsi que le respect du principe paritaire pour l’élection des adjoints au maire.
Depuis 2001, le pourcentage de femmes dans les conseils municipaux a augmenté et est passé à 33% contre 21% en 1995. Les femmes occupant le fauteuil de maire représentent 13,9% dans les villes de plus de 100 000 habitants. Cette tendance s’accentuera nécessairement au prochain scrutin.
A l’UMP, nous sommes particulièrement attentifs à la nécessaire représentation des femmes dans les assemblées municipale. Lors des débats internes en commission nationale d’investitures, la parité était l’enjeu de tous.
Par ailleurs, Axel Poniatowski, le président UMP de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale a récemment suggéré d’instaurer la parité dans les institutions de l’Union européenne. Ainsi, selon lui, le fait qu’une femme occupe l’une des trois importantes fonctions, Présidente du Conseil européen, Haute représentante pour les affaires étrangères ou Présidente de la Commission, tendrait à asseoir le principe de parité.
Même si nous sommes conscients qu’il reste beaucoup d’efforts à fournir pour que les femmes soient véritablement incontournables en politique, les consciences changent et les lignes commencent à s’élargir. C’est ce phénomène qui imposera de manière naturelle la femme en politique à égalité avec l’homme.
Il est à noter que le Gouvernement dirigé par François FILLON, compte quinze ministres, dont huit hommes et sept femmes : Christine Albanel (Culture), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Roselyne Bachelot (Santé, Jeunesse, Sports), Christine Boutin (Logement, Ville), Rachida Dati (Justice), Christine Lagarde (Economie), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur, recherche).

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