A l’occasion du colloque de l’Association Paris Pionnières, ayant pour but d’aider les femmes à créer leur entreprise, Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat aux entreprises a proposé des pistes pour donner une impulsion à l’entreprenariat féminin, dans lequel la France accuse un sérieux retard.
En France, seuls 30% des créateurs et repreneurs d’entreprises sont des femmes alors qu’elles représentent 46% de la population active. Afin de répondre plus précisément aux attentes des femmes désireuses de créer leur entreprise, Hervé Novelli a demandé à l’INSEE de distinguer les femmes des hommes chefs d’entreprise afin de mieux cerner leurs profils et répondre à leurs attentes.
Hervé Novelli s’est prononcé en faveur de la création d’un observatoire de l’entreprenariat féminin. Ce rôle serait confié à l’Agence pour la création d’entreprises ou au Groupe Fiducial, déjà initiateur de cette action de 2001 à 2006.
Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat étudie la possibilité d’étendre le bénéfice du dispositif d’aide aux demandeurs d’emplois créant ou reprenant une entreprise (ACCRE), aux femmes ayant interrompu leur activité professionnelle pour élever leurs enfants.
Dans le même esprit, le fond de garantie pour la création, la reprise et le développement d’entreprises à l’initiative des femmes(FGIF) devra être pérennisé au-delà de 2009. Cet outil qui a fait les preuves de son efficacité devra être perpétué tout en poursuivant sa territorialisation. Il faudra également poursuivre les partenariats avec les banques.
Un dispositif de tutorat est également à l’étude. Ainsi, comme c’est déjà le cas en Espagne, un programme de développement et de consolidation des entreprises dirigées par des femmes, dans des secteurs ou elles sont sous représentées, pourrait être mis en place.
Tel est le sens des actions que le Gouvernement souhaite mettre en place pour donner aux femmes les moyens de s’investir davantage dans l’entreprenariat.

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